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Piero Martinetti

L'Âme des animaux

L'Âme des animaux

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Dans ce texte pionnier publié en 1926, Piero Martinetti soutient que les animaux, de l'insecte aux « mammifères supérieurs », possèdent tous sans exception une intelligence et une conscience. L'éthique ne peut donc se limiter à la régulation des relations entre les hommes, mais doit s'étendre à la recherche du bien-être et du bonheur de toutes les formes de vie qui, comme l'homme, sont capables de ressentir la joie et la douleur, et d'inventer l'aménagement de la part du monde qui leur revient.

Martinetti est loin de s'en tenir à la thèse devenue classique de la souffrance animale et, comme chez Kant, des devoirs qu'elle nous impose au titre de notre propre humanité. Dans la fidélité à ce que l'on pourrait appeler chez lui une « religion de la raison », il s'étonne notamment du scandale moral que représente l'indifférence des grandes religions occidentales à la souffrance infligée par les hommes aux animaux : ces êtres doués d'une forme d'intelligence et de raison nous sont proches et nous pouvons déchiffrer en eux l'unité profonde qui nous lie à eux.

Pour Martinetti, on ne peut exclure la possibilité qu'à l'avenir, l'humanité découvre « un règne spirituel plus vaste que le règne humain » et qu'elle étende « à tous les êtres vivants ces sentiments de charité et de justice qu'elle considère aujourd'hui comme réservés aux hommes ».

Piero Martinetti (1872-1943) étudie à Turin et à Leipzig et enseigne pendant quelques années dans des lycées. Dès son premier ouvrage, qui est le fruit d’une connaissance approfondie de l’un des systèmes métaphysiques les plus rigoureux de l’Inde ancienne (Le système Sankhya, 1898), il fait preuve d’une singularité philosophique qui sera pour ainsi dire sa marque de fabrique, dans sa quête d’une sorte de « religion rationnelle » appelant tous les vivants au « règne de l’esprit ». Son deuxième ouvrage, qui lui ouvre les portes de l’université (il sera professeur à l’Université de Milan de 1906 à 1931), est une confrontation originale et intense avec des philosophes anciens, modernes et contemporains autour d’une théorie de la connaissance comme introduction à la métaphysique (Introduction à la métaphysique. I. Théorie de la connaissance, 1902).

Pour Martinetti, l’unité métaphysique absolue est le terme ultime d’un processus progressif qui part du multiple empirique et reste transcendant à ce multiple. Son point de départ est bien le moi individuel comme synthèse unitaire du multiple empirique ; mais ce moi poursuit sa lente ascension vers l’Unité transcendante, ascension dans laquelle la composante morale joue un rôle important de pivot (La liberté, 1928).

Cette composante morale marque l’ensemble de la vie de Piero Martinetti — chez lui, le philosophe et l’homme ne se distinguent pas. Le conflit avec le fascisme, dans lequel il ne voyait dès le début que démagogie et violence, s’intensifie à la fin des années vingt. En 1931, il refuse de prêter serment au régime et se voit contraint d’abandonner sa chaire, se retirant dans sa maison de Castellamonte où, tout en conservant des contacts avec le monde culturel antifasciste, il poursuit ses études et ses réflexions jusqu’à sa mort. De ces années date une vaste recherche sur Jésus-Christ et le christianisme, livre qui paraît de manière semi-clandestine en 1934, mais qui, mis à l’index par le Saint-Office, est retiré de la vente sur ordre du Parti. Dans sa retraite de la montagne piémontaise, il ne cesse de mettre au point des ouvrages et d’écrire des articles, notamment dans la revue qu’il a fondée (Rivista di filosofia), sans que leur publication confidentielle nuise au magistère intellectuel et moral qu’il exerce sur de nombreux philosophes de son temps. Les manuscrits de son dernier ouvrage sur la métaphysique, qui aurait donné toute sa dimension à ce qu’il avait indiqué dans son Introduction de jeunesse, ne seront publiés que plus de trente ans après sa mort.

Aucun des textes de Martinetti n’a été traduit en français jusqu’à ce jour.

Traduit de l'italien et préfacé par Arnaud Clément.

Informations techniques

Un volume de 112 pages, de format 13,3 x 20 cm, imprimé sur Arena Natural Smooth 90 g. par les Grafiche Veneziane.

Collection

Lettres d'Italie

Date de parution

ISBN

9791097497835

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