{"title":"Choses Humaines","description":"","products":[{"product_id":"la-pipe-qui-prie-et-fume","title":"La Pipe qui prie \u0026 fume","description":"\u003cp\u003e\u003cem\u003eÉdition de tête (1 à 30) : trente exemplaires accompagnés d'un manuscrit et d'un monotype originaux, signés par l'auteur et l'artiste. Tirage de Pascal Bonneau sur Japon 54 g.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eDernier livre du poète et vigneron suisse (1916-2009), d'une souveraine liberté de style et de pensée : méditation sur les paysages et l'allure du temps où nous sommes, aux confins de l'âge. « C'est tel ou tel amour qui nous juge. Et nous emporte ». Quel monde choisissons-nous ?\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eDurant l'été 2003, Maurice Chappaz se retire aux Vernys, son chalet sans route d'une haute vallée valaisanne. Il y médite au gré des heures, sur ce qu'il voit et sur ce qu'il ressent du monde qui vient, au bout de l'âge. Chaque élément concret (la brume qui passe sur une forêt de mélèzes, la visite d'un renard, les pentes et les dévalées où cueillir champignons ou framboises) invite dans sa matière même à la pensée de l'existence. Qu'est-ce qui tient ? « Le bonheur passe comme un coup de faux » : et cependant il demeure, pour peu qu'on accepte d'être écrit par les lieux et par le temps ; l'esprit et les choses se traversent et s'échangent : « Cueilli quelques agarics blancs aux dessous de soie rose : nous mendions notre pitance aux prés. Entre pluie ou bruine, je m'attends moi-même (…) tandis que je mordille dans l'au-delà ».\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003ePierre-Yves Gabioud, peintre et graveur vivant dans le val Ferret, a accompagné les 26 journées de cette méditation par 26 monotypes reproduits dans l'édition.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eLes Éditions Conférence ont tenu à ce que le premier volume paraissant sous leur nom soit \u003cem\u003eLa Pipe qui prie \u0026amp; fume\u003c\/em\u003e : manière d'hommage à un auteur qu'elles tiennent pour l'écrivain majeur des cinquante dernières années en langue française.\u003c\/p\u003e","brand":"Maurice Chappaz","offers":[{"title":"Édition de librairie","offer_id":46766286897497,"sku":"Chappaz-Pipe2009","price":33.0,"currency_code":"EUR","in_stock":false},{"title":"Édition de tête (1-30)","offer_id":46766286930265,"sku":"Chappaz-Pipe2009-T","price":150.0,"currency_code":"EUR","in_stock":false}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Chappaz-Couv.jpg?v=1755099272"},{"product_id":"sur-heidegger","title":"Sur Heidegger","description":"\u003cp\u003eÉcrivant à Daniel Halévy, Rachel Bespaloff (1894-1949) nous livre une exégèse limpide d'\u003cem\u003eÊtre et Temps\u003c\/em\u003e de Heidegger, la première en langue française.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e« La poignante grandeur de ce philosophe, c'est que d'emblée, avec une audace inégalée, il se situe dans l'inextricable  il ne feint pas de trancher le nœud de l'Existence, il nous en révèle la complexité. (…) La philosophie de Heidegger n'est pas un système que l'on adopte ou que l'on rejette, mais un monde où l'on pénètre ».\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eLe volume contient aussi \u003cem\u003eRachel Bespaloff\u003c\/em\u003e, par Daniel Halévy.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003ePréface de Jean-Pierre Halévy.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Rachel Bespaloff","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":46766307049817,"sku":"Bespaloff","price":25.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/bespaloff-couv.jpg?v=1755099271"},{"product_id":"tao-to-king","title":"Tao Tö King. De l'efficience de la Voie","description":"\u003cp\u003e\u003cem\u003eÉdition de tête (1 à XXX) : trente exemplaires sur pleines marges \u0026amp; accompagnés d'une gravure originale numérotée et signée de Maurice Maillard.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eOuvrage majeur de la pensée chinoise, le \u003cem\u003eTao Tö King\u003c\/em\u003e, plus communément appelé \u003cem\u003eTao,\u003c\/em\u003e est ici présenté dans une nouvelle traduction soucieuse de faire entendre le rythme spécifique et la sobre poésie de l'original. Traité politique, manuel de longue vie, méditation spirituelle, ces 81 chapitres sont aussi et d'abord des poèmes. Les traducteurs, praticiens de longue date du Taï Chi, se sont appuyés sur cet art pour mener à bien leur travail.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eTraduit du chinois par Gilbert Georges Coudret et Philippe Denis, avec la collaboration de Nicolas Idier, Pascal Riou et Antoine Roset.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Lao Tseu","offers":[{"title":"Édition de librairie","offer_id":46766315077977,"sku":"Tao","price":26.0,"currency_code":"EUR","in_stock":false},{"title":"Édition de tête (1 à 30)","offer_id":46766315110745,"sku":"Tao-T","price":90.0,"currency_code":"EUR","in_stock":false}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Tao-Couv.jpg?v=1755099270"},{"product_id":"la-pensee-conservatrice","title":"La Pensée conservatrice","description":"\u003cp\u003eKarl Mannheim (1893-1947), analysant dans ce joyau de sociologie politique les conditions d'apparition de « la pensée conservatrice », applique aux langages politiques de son temps la méthode introduite par Max Weber à partir de l'histoire du protestantisme : les images du monde et les idéologies résultent d'une « rationalisation » des diverses perceptions du monde propres à telle couche sociale ou à telle époque.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eComme le culte adverse, celui du Progrès, le conservatisme présente donc des caractères spécifiques qui ne sont pas seulement de nature politique. Il touche aussi aux domaines de l'esthétique, de la théologie, des styles de vie, voire de la littérature.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eTraduit de l'allemand et préfacé par Jean-Luc Evard.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Karl Mannheim","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":46766318813529,"sku":"Mannheim","price":27.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Mannheim-Couv.jpg?v=1755099268"},{"product_id":"journal-intime-d-un-pays","title":"Journal intime d’un pays","description":"\u003cp\u003e\u003cem\u003eÉdition de tête (1 à 30) : trente exemplaires sur pleines marges \u0026amp; accompagnés d'une gravure de Gérard de Palézieux, tirée par Catherine McCready dans son atelier à La Sarraz.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eÉdition de tête (I à XXV) : ving-cinq exemplaires sur pleines marges \u0026amp; accompagnés de deux gravures de Gérard de Palézieux, tirées par Catherine McCready dans son atelier à La Sarraz.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e« D'une forêt au bord du Rhône à Paris en mai 68, des églises baroques du Valais aux solitudes de l'Afghanistan, voici un choix d'articles – plus de 200 – qu'écrivit le poète valaisan de 1940 à 2009. Dans l'extraordinaire diversité des sujets et des tons, un même recentrement sur l'exercice de la vie : \"le oui pur et simple au bonheur ou au malheur d'être né\" ».\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e« Chappaz en mille feuilles », article paru dans \u003cem\u003e24 heures\u003c\/em\u003e, mai 2011.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eÉdition établie et annotée par Pierre-François Mettan\u003cbr\u003ePréface de Christophe Carraud\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Maurice Chappaz","offers":[{"title":"Édition de librairie","offer_id":46766330315097,"sku":"Chappaz-Journal","price":40.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true},{"title":"Édition de tête (1 à 30)","offer_id":46766330347865,"sku":"Chappaz-Journal-T","price":150.0,"currency_code":"EUR","in_stock":false},{"title":"Édition de tête (I à XXV)","offer_id":46766330380633,"sku":"Chappaz-Journal-TT","price":250.0,"currency_code":"EUR","in_stock":false}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Chappaz-Journal-Couv.jpg?v=1755099260"},{"product_id":"enseigner-la-philosophie","title":"Enseigner la philosophie. L'exemple italien","description":"\u003cp\u003eLe livre que nous publions est un rare et tonique exemple de transformation d'un « rapport » en « essai » : issu en effet d'une mission de l'Inspection générale de philosophie, dont les résultats sont restés inédits en France, ces pages entendent faire le portrait de la façon dont s'enseigne aujourd'hui, dans deux pays de grande tradition, la philosophie.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003eLe lecteur y trouvera des informations essentielles, qui d'ordinaire sont méconnues au profit de débats généraux et abstraits. Il pourra aussi profiter des enseignements que cet ouvrage dispense avec élégance sur les approches comparées des modèles italien et français : car il s'agit bien d'une triple leçon – de distanciation, d'histoire et de philosophie.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003e\u003cem\u003ePréface d'Yves Hersant.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Jean-Louis Poirier","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":46766335951193,"sku":"Poirier","price":20.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Poirier-Couv.jpg?v=1755099256"},{"product_id":"metaphonies","title":"Métaphonies","description":"\u003cp\u003eLes intensités d'information qui nous gouvernent aujourd'hui définissent les normes de la communication, ses idéologies, ses stratégies, ses tabous. Transmettre, c'est toujours un peu soumettre. Comme tout système de domination, les nôtres combattent un adversaire irréductible. Son nom : les bruits de fond. Ou encore : les rumeurs. Vieil adversaire de toujours ! Engeance mal aimée des philosophes et des théologiens ! Si la rumeur défie si bien les pouvoirs et les savoirs, c'est qu'elle connaît leurs préjugés, à commencer par leur prédilection pour les valeurs optiques, aux dépens des valeurs acoustiques de l'expérience. Les hommes d'oreille, depuis des siècles, restent à la marge de nos institutions panoptiques. L'œil a subjugué l'ouïe. Il la censure.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003eLes figures de la rumeur révèlent donc cette emprise, et la tiennent en échec. Leur anarchie illustre et nargue cette hiérarchie. Voici le récit de ce duel.\u003c\/p\u003e\n","brand":"Jean-Luc Evard","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":46766348370265,"sku":"Evard","price":20.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Evard-Couv.jpg?v=1755099250"},{"product_id":"le-culte-de-l-enfance","title":"Le Culte de l’enfance","description":"\u003cp\u003eÀ la suite de ses travaux d'anthropologie en collaboration avec A. O. Lovejoy, George Boas (1891-1980) se penche sur la place donnée à l'enfance dans les sociétés contemporaines. Pour ce faire, ce travail d'enquête amusée interroge la notion de primitivisme culturel, qui traduit le sentiment profond, historiquement durable à défaut d'être raisonnable, selon lequel la vie simple est préférable à la vie complexe, et la « réalité des débuts » intrinsèquement supérieure à toute autre. Dans \u003cem\u003eLe Culte de l'enfance\u003c\/em\u003e, George Boas se propose donc de retracer l'une des formes que prend ce primitivisme culturel, celle de la promotion de l'enfance. La considération de l'adoration où l'on tient cet âge dans les États-Unis des années cinquante et soixante vient nourrir son étonnement devant le primat reconnu si souvent à l'enfance dans les textes et dans l'art. Il retrace l'histoire de ce primat de façon très précise à partir du XVI\u003csup\u003ee\u003c\/sup\u003e siècle, jusqu'à l'idée moderne de l'Enfant perçu comme Artiste, et de l'Artiste perçu comme Enfant. Texte décisif et nécessaire à qui veut comprendre l'étrange alliance contemporaine entre technique et immaturité.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eLe Culte de l'enfance\u003c\/em\u003e est le premier ouvrage de George Boas traduit en français.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eTraduit de l'anglais (États-Unis) par Olivier Moroni.\u003cbr\u003ePréface de Jean-Luc Evard.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"George Boas","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":46766365245785,"sku":"Boas","price":20.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Boas-Couv.jpg?v=1755099249"},{"product_id":"tuilages","title":"Tuilages","description":"\u003cp\u003e\u003cem\u003eÉdition de tête (1 à 40) : quarante exemplaires sur pleines marges \u0026amp; accompagnés d'une photographie de Svetlana Alpers, tirée par Pascal Bonneau sur Japon 54 g.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003eSvetlana Alpers est l'auteur d'une bonne dizaine de livres d'histoire de l'art traduits dans le monde entier, qui l'ont imposée sur la scène internationale par la nouveauté et l'audace d'une démarche alors peu courante dans le domaine de l'histoire de l'art, mêlant étude matérielle, esthétique et iconographie.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eTuilages\u003c\/em\u003e est un livre unique dans l'histoire de l'histoire de l'art : échappant aux règles de la discipline, ce n'est ni un livre de Mémoires ni un récit, mais un genre d'autoportrait en mouvement démultiplié, librement inspiré d'auteurs chers à l'écrivain, sur le thème du regard sur autrui et sur soi comme manière d'être au monde.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003eD'abord historienne, Svetlana Alpers a le goût des « fenêtres sur les toits » qui ouvrent des perspectives inattendues et réécrivent les vies qu'on a cru vivre. Dès lors, on ne s'étonnera pas que ce soient les hasards de la vie qui servent de déclic aux méditations en zigzags. Fille du prix Nobel d'économie Wassily Leontief et de la poétesse Estelle Marks, elle cultive les effets d'optique pour livrer un autoportrait en creux qui en dit plus long sur les autres que sur soi. L'ouvrage est en même temps un tombeau à la mémoire d'un autre historien d'art – Michael Baxandall –, sans doute l'un des plus grands depuis Panofsky. Dans la déclinaison savoureuse des regards sur le monde (les choses, les tableaux, les livres, la cuisine, les rues, d'un continent à l'autre), les allusions au regard sur l'absent et au regard de l'absent peuvent se lire comme la justification de toute une vie consacrée au regard « à distance ». À ce titre, \u003cem\u003eTuilages\u003c\/em\u003e est le livre d'une vie et restera l'un des documents les plus singuliers sur la construction du regard et sa psychologie.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eTraduit de l'anglais (États-Unis) par Pierre-Emmanuel Dauzat.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Svetlana Alpers","offers":[{"title":"Édition de librairie","offer_id":46766379991385,"sku":"Alpers","price":25.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true},{"title":"Édition de tête (1 à 40)","offer_id":46766380024153,"sku":"Alpers-T","price":100.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Alpers-Couv.jpg?v=1755099236"},{"product_id":"au-miroir-de-la-montagne","title":"Au Miroir de la montagne","description":"\u003cp\u003e\u003cem\u003eÉdition de tête (I à XXV) : vingt-cinq exemplaires imprimés sur pleines marges \u0026amp; accompagnés d'une photographie d'Éric Dessert. Tirage de Pascal Bonneau sur Japon 54 g.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eAu miroir de la montagne\u003c\/em\u003e relate les deux séjours que W. S. Merwin fit au Mont Athos au début des années 1970. Nous sommes en septembre ; le flot des visiteurs s'est tari. L'auteur arpente les chemins de monastère en monastère, se perd, arrive à la nuit, parle cuisine ou théologie avec un simple moine ou un supérieur de couvent. Il s'y montre fasciné par une nature intacte, s'inquiète du devenir des lieux, décrit avec la même justesse des fresques anciennes, un verre d'ouzo qui attend le visiteur, l'ascèse de tel abbé ou la fraîcheur des sources…\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eCe qu'on admire dans ces pages portées par une écriture aussi savante que libre, c'est la conjonction de l'acuité du regard et de la liberté du propos. Il y a chez Merwin une attention minutieuse portée aux moindres mouvements du langage, mais aussi le refus de soumettre le réel à la littérature. L'étrange République monastique qu'il a sous les yeux ne lui inspire aucun souci hagiographique ni aucune ironie, mais une méditation magnifiquement rythmée, qui semble transcrire à la fois l'allégresse et la fatigue du marcheur, la profondeur de la réflexion et la netteté picturale du regard – nous donnant ainsi à goûter la saveur d'un lieu unique au monde.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eTraduit de l'anglais (États-Unis) par Jean Markert et Pascal Riou.\u003cbr\u003e\u003c\/em\u003e\u003cem\u003ePhotographies d'Éric Dessert.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"W. S. Merwin","offers":[{"title":"Édition de librairie","offer_id":46766381334873,"sku":"Merwin","price":30.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true},{"title":"Édition de tête (I à XXV)","offer_id":46766381367641,"sku":"Merwin-T","price":150.0,"currency_code":"EUR","in_stock":false}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Merwin-Couv.jpg?v=1755099234"},{"product_id":"present-petite-ethique-du-temps","title":"Présent. Petite éthique du temps","description":"\u003cp\u003eUne simple méditation sur le temps, interrogeant quelques grandes catégories de l'éthique : voilà ce que voudrait être ce petit livre au langage très accessible. Un livre sur notre rapport au temps comme à ce qui nous fait faire l'expérience du besoin, du devoir, du droit, de la vertu. Une méditation, c'est-à-dire une attention accordée à quelques mots importants pour en laisser paraître la profondeur, sans sacrifier la rigueur de la réflexion. Une méditation de type sapientiel, c'est-à-dire fondée sur l'expérience de la vie\u0026amp;nsbp;: car les mots sur lesquels l'attention s'arrête sont ceux que suggère l'expérience, telle qu'elle prend forme dans l'existence de chacun et vient au langage dans l'écriture des poètes, des penseurs, des auteurs spirituels. Un cheminement vers l'espérance, la seule manière de vivre « à propos » et de n'être pas toujours irrémédiablement absent quand le temps est présent.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eL'auteur, né en 1978, enseigne l'éthique dans les universités de Milan et de Genève. Ses publications portent aussi bien sur la poésie (Leopardi) que sur l'autorité, le symbole ou la philosophie pénale contemporaine. \u003cem\u003ePrésent \u003c\/em\u003eest son premier ouvrage traduit en français.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eTraduit de l'italien par Christophe Carraud.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Stefano Biancu","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":46766381859161,"sku":"Biancu","price":18.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Biancu-Couv.jpg?v=1755099232"},{"product_id":"la-philosophie-de-leopardi","title":"La Philosophie de Leopardi","description":"\u003cp\u003eDès sa parution en 1940, Giuseppe Capograssi souligne l'intérêt de cet essai sur Leopardi : « c'est, de l'intérieur, une exploration et une reconstruction complètes de cette pensée organique, comme jamais on ne l'avait tentée ». Le premier, Tilgher a su reconnaître l'existence d'une « philosophie de Leopardi », alors même que les voix de l'époque les plus autorisées, à la suite de Benedetto Croce, lui refusaient cette dimension. Il le fait – au sommet de sa maturité et de son propre cheminement philosophique – dans un ouvrage d'une grande élégance d'écriture ; un voyage captivant, pas à pas, dans la pensée leopardienne, selon les étapes que constituent les grands thèmes de la réflexion du poète de Recanati. Et ces thèmes sont toujours les nôtres.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eTraduit de l'italien par Arnaud Clément.\u003cbr\u003e\nPréface de Stefano Biancu.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Adriano Tilgher","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":46766386905433,"sku":"Tilgher","price":20.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Tilgher-Couv.jpg?v=1755099226"},{"product_id":"la-democratie-du-merite","title":"La Démocratie du mérite","description":"\u003cp\u003eIl n'est écrit nulle part qu'une minorité, même composée des meilleurs, puisse s'attribuer ce que la démocratie exige pour tous : la liberté et ses usages, la dignité, l'instruction, le travail, l'accès aux différentes fonctions publiques et privées. Trop souvent, la méritocratie des riches préfère ne pas voir ce que pourrait être le mérite du plus grand nombre.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eCette critique résolue de la méritocratie telle que les démocraties modernes la promeuvent, soumises qu'elles sont à un économisme à court terme, est aussi un éloge du mérite véritable et imprévisible qui se trouve en chacun, pourvu que confiance soit donnée à une vie inquantifiable : il suffit d'inventer les formes sociales, juridiques, éducatives qui lui donneront d'apparaître. \u003cem\u003eLa démocratie du mérite\u003c\/em\u003e en propose une première esquisse, et en énonce les principes.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eTraduit de l'italien par Christophe Carraud.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Giuseppe Tognon","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":46766387102041,"sku":"Tognon","price":18.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Tognon-Couv.jpg?v=1755099225"},{"product_id":"un-camping-en-hiver","title":"Un camping en hiver","description":"\n\u003cp\u003eVoici douze nouvelles qui mettent en scène douze femmes qu'on surprend au saut du lit. Jeune ou vieille, heureuse ou blessée, mais toujours seule, chacune de ces femmes ressasse une histoire d'amour et traverse comme elle peut cet instant délicat du réveil entre difficulté à renouer avec le réel et désir de prolonger le rêve. Insomnies et pluie sur le toit, rires et pleurs, souvenirs et douleurs soulignent ici leur force et leur fragilité, peut-être faudrait-il dire leur simple nudité…\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eEn couverture : Claude Garache, \u003c\/em\u003eIgne\u003cem\u003e, 1987.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\n\n\n\n","brand":"Bruno Roza","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":46766387298649,"sku":"Roza-Camping","price":16.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/roza-camping_couv.jpg?v=1755099224"},{"product_id":"la-pipe-qui-prie-et-fume-reedition","title":"La Pipe qui prie \u0026 fume (réédition)","description":"\u003cp\u003e\u003cem\u003eÉdition de tête (I à L) : cinquante exemplaires accompagnés d'une gravure numérotée et signée de Pierre-Yves Gabioud, tirée par Catherine McCready dans son atelier de La Sarraz.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eÀ l'occasion du centenaire de la naissance de Maurice Chappaz (1916-2009), voici la réédition du dernier texte publié de son vivant, merveilleux et souriant testament qui est aussi une ode au monde et au bonheur d'avoir vécu.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003e Le bonheur passe comme un coup de faux.\u003cbr\u003eEntre pluie ou bruine je m'attends moi-même. Tout balance entre minuscules ondées, sautes de vent, frémissement des trembles, minutes de froid et petites gifles de soleil.\u003cbr\u003eJe mordille dans l'au-delà.\u003cbr\u003eIl faut accepter un absolu où l'on meurt. Je ne puis y songer qu'en disant le fameux Merci à l'instant qui me sera donné. \u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Maurice Chappaz","offers":[{"title":"Édition de librairie","offer_id":46766387593561,"sku":"Chappaz-Pipe2016","price":25.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true},{"title":"Édition de tête (I à L)","offer_id":46766387626329,"sku":"Chappaz-Pipe2016-T","price":70.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/chappaz-pipe2016-couv.jpg?v=1755099222"},{"product_id":"heidegger-strauss","title":"Heidegger, Strauss et les prémisses de la philosophie","description":"\u003cp\u003eLeo Strauss n'est pas seulement le pourfendeur de tout relativisme et le défenseur du droit naturel et de la philosophie politique classique, celle de Socrate, de Platon et d'Aristote. Il est surtout un penseur de l'aporie ou du doute, un penseur radical dans la ligne de l'interrogation de Heidegger. Strauss a été profondément inspiré par la radicalité sans égale dont a fait preuve Heidegger dans sa lecture de l'histoire de la philosophie. Mais cette dette va de pair avec une critique dont ce livre détaille avec précision les différents aspects. Heidegger se situe dans la continuité de la philosophie moderne et de son primat de la pratique sur la théorie, ce qui n'a pas été sans effet sur son engagement politique en 1933, et, plus tard, sur son éloignement de la politique et son attente de nouveaux dieux.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eL'intérêt du livre de Richard L. Velkley est de montrer, en suivant scrupuleusement les textes, la complexité de la relation de Strauss à Heidegger et la richesse de la « rectification » qu'il impose au questionnement de ce dernier. Ce faisant, l'auteur nous fait voir ces deux philosophes sous un jour nouveau. En s'interrogeant sur la manière dont ils envisagent les prémisses de la philosophie, il nous permet de mieux percevoir la singularité et l'étrangeté de la philosophie, alors que l'on pense couramment que sa place dans la cité va de soi.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eTraduit de l'anglais (États-Unis) par Olivier Sedeyn.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Richard L. Velkley","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":46766391034201,"sku":"Velkley","price":28.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Velkley-Couv.jpg?v=1755099218"},{"product_id":"une-rose-et-un-balai","title":"Une Rose et un Balai","description":"\u003cp\u003e Michel Simonet est cantonnier à Fribourg. Il parle de son métier, qui est aussi une vocation : rendre une ville présentable, veiller à sa propreté, permettre à ses habitants de jouir d'elle sans se poser la question des conditions nécessaires à leur bien-être.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003eSuccession de scènes et de portraits étonnamment proches de la poésie là où l'on ne pensait pas devoir la trouver, \u003cem\u003eUne Rose et un Balai\u003c\/em\u003e propose une réflexion amusée sur nos façons de vivre et de nous comporter.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003eCe petit livre plein d'humour et de sagesse invente, après les horizons parfois trop larges des épopées de la route et de l'aventure, une « poésie de la voirie », attentive à tous les gestes quotidiens et propice à des méditations inattendues.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eDessins de Pierre Dupont.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Michel Simonet","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":46766397817177,"sku":"Simonet","price":20.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/simonet-couv.jpg?v=1755099210"},{"product_id":"vendredis-soir-autres-contes-du-bout-de-la-rue","title":"Vendredis soir \u0026 autres contes du bout de la rue","description":"\u003cp\u003e\u003cem\u003eÉdition de tête (1 à 40) : quarante exemplaires sur pleines marges \u0026amp; accompagnés d'une gravure de Matthieu Perramant sur un dessin de Pierre-Yves Gabioud (dépliée : 21,3 x 29,5 cm).\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eVoici dix contes drolatiques, d’une écriture aussi simple que subtile et virtuose. On pourra songer à Queneau, ou aux vertiges modestes et poignants d’\u003cem\u003eUn Singe en hiver\u003c\/em\u003e, ou encore à la tendresse d’un Capra qui serait venu arpenter les rues de Paris : en vérité, il s’agit à chaque fois dans ces contes de « poèmes » très délicats qui attrapent le proche, le monde, les gens, les choses, un peu comme on pèle un oignon, pour soulever et retourner toutes les strates dont il se compose.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eLe rêve, bien sûr, mais aussi l’humour, les jeux de mots, les décalages, les écarts, les associations d’idées… tout sert ici à la révélation des mondes possibles au cœur du nôtre, à la révélation du sens qui nous échappe en se composant et se recomposant sans cesse pour combler notre cœur, étancher notre soif de voir et d’aimer, notre soif d’être. Et tout cela – au gré d’une écriture limpide et savoureuse, discrètement savante et parfaitement maîtrisée – semble facile, semble même ne pas cesser de s’offrir à notre expérience : penchons-nous seulement à cette fenêtre, écoutons cette petite musique, regardons cette jeune fille qui passe…\u003c\/p\u003e","brand":"Vincent Gille","offers":[{"title":"Édition de librairie","offer_id":46766401192281,"sku":"Gille","price":17.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true},{"title":"Édition de tête (1 à 40)","offer_id":46766401225049,"sku":"Gille-T","price":50.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Gille-Couv.jpg?v=1755099203"},{"product_id":"l-invention-de-la-terre","title":"L'Invention de la terre","description":"\u003cp\u003eComment a-t-on inventé la Terre ? La réduction de la sphère au plan, l'invention de la carte, puis celle de la perspective, ont lentement permis de mesurer et de contrôler un territoire devenu l'espace où établir et déployer nos activités. Mais ce modèle s'est effrité. Ce qui se substitue à lui pour notre égarement, c'est ce qu'on appelle les réseaux, situés à la fois nulle part et partout : un milieu issu de la somme des différentes unités d'information – ondes, câbles, fibres… –, autant d'éléments qui ne peuvent reposer sur un territoire et agissent selon des modalités différentes de celles adoptées par la perspective où nous avions vécu jusqu'alors.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eCe « domaine » de l'information se configure comme un anti-monde invisible, à l'intérieur duquel se situe le mécanisme de contrôle du monde physique que nous voyons. Le caractère immatériel de l'information a progressivement érodé le concept de ville et de territoire, donc de citoyenneté et d'identité. L'État lui-même perd sa stabilité et commence de céder devant tant de flux. En sorte qu'il est devenu impératif de résoudre la question de la reconfiguration des tissus urbains et sociaux qui ont durement subi, avec l'esprit lui-même, les effets de cette nouvelle invasion technique. Il faut réinventer les données qui nous avaient servi à percevoir le monde.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003ePar la séduction de son écriture et le rythme de ses chapitres associant la brièveté à l'ampleur d'une fresque – on y rencontrera aussi bien Homère que Brunelleschi, Linné que Melville… –, l'ouvrage nous convie à cette réinvention, que l'auteur sait rendre bien plus jubilatoire qu'angoissée. Le lecteur le suit avec délectation dans l'itinéraire qu'il lui ouvre de l'Antiquité à nos jours.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eTraduit de l'italien par Christophe Carraud.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Franco Farinelli","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":46766401454425,"sku":"Farinelli","price":17.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Farinelli_Couv.jpg?v=1755099202"},{"product_id":"mon-plus-lointain-souvenir","title":"Mon plus lointain souvenir est un rêve","description":"\u003cp\u003eEn plaçant ses pages sous le signe d’un « pain d’épices » tout droit surgi de l’enfance, l’auteur établit avec son lecteur une sorte de conversation sur un mode à la fois savoureux et profond, grave et badin. Ce récit où l’histoire est d’abord un rapport au monde est écrit dans une langue absolument fluide, imagée souvent, où l’apparente simplicité ne se refuse ni à l’humour ni à la pensée, et surtout pas à la tendresse. Et en effet on est plein d’affection pour toute cette parentèle qui défile sous nos yeux, pour les villages qu’elle fréquente, les fermes ou maisons qu’elle habite, les patois qu’elle parle, la cuisine qu’elle concocte, et pour les moeurs qu’elle transmet de génération en génération. On est touché par la délicatesse et l’intelligence avec lesquelles l’auteur explore ces sortes de frontières que forment ville et campagne, instruit et non-instruit, homme et femme, français et patois, religion et superstition… touché aussi par la délicatesse et l’intelligence avec lesquelles il en montre les porosités, et, plus que tout, par ce regard d’enfance qu’il introduit partout pour lever des mystères (ou bien les épaissir encore ?) : ceux du passé, ceux de nos souvenirs, ceux de l’étrange travail qu’opère notre mémoire… \u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eJacques Dalarun publie avec ce livre son premier texte « littéraire ». Ses nombreux autres ouvrages ont fait de lui un spécialiste mondialement reconnu de la spiritualité médiévale, notamment franciscaine. Ancien directeur de recherche au CNRS, il a été président du Conseil scientifique de l’École de Rome. Il est membre de l’Institut (Académie des Inscriptions et Belles-Lettres) depuis 2013.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Jacques Dalarun","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":46766401847641,"sku":"Dalarun","price":17.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Dalarun-Couv.jpg?v=1755099201"},{"product_id":"paysages-avec-figure","title":"Paysages avec figure","description":"\u003cp\u003e\u003cem\u003eÉdition de tête (1 à 40) : quarante exemplaires sur pleines marges \u0026amp; accompagnés d'une gravure de Matthieu Perramant sur un lavis de Pascal Vinardel.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eLa présence au monde, « être ici », compta plus que tout pour Julien Gracq, dont l’œil de géographe demeura toujours bien ouvert. Une très longue amitié que la mort seule interrompit, le goût commun de « la face de la terre » firent partager des parcours, en échanger les songes. Sans le nommer dans ses pages, figure absente et cependant constamment présente, ce livre évoque l’écrivain dans l’un de ses choix fondateurs, celui des paysages.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eVoici une succession très libre de brèves séquences, évocatrices chacune d’une contrée, d’un lieu, d’une situation qui lui est liée, de la richesse éprouvante et profuse qui s’y découvre : de la Cornouaille anglaise à l’Himalaya, en passant par la visite aux vignobles du Layon, la forêt jurassienne ou celle de Chantilly, le château de Rosambô, l’île de Batz, le massif de La Meije, la Mongolie aussi bien que l’Irlande ou la ville de Naples… Autant d’espaces saisis dans leur variété, leurs particularités et, plus encore, leur tonalité affective, subtile, irremplaçable.\u003c\/p\u003e","brand":"Claude Dourguin","offers":[{"title":"Édition de librairie","offer_id":46766403223897,"sku":"Dourguin","price":17.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true},{"title":"Édition de tête (1 à 40)","offer_id":46766403256665,"sku":"Dourguin-T","price":70.0,"currency_code":"EUR","in_stock":false}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Dourguin-Couv.jpg?v=1755099200"},{"product_id":"invention-du-theatre","title":"L’Invention du théâtre","description":"\u003cp\u003eComment faire vivre les textes classiques ? La réponse est ici à l’opposé de celle des anthropologues : il vaut mieux mettre l’accent sur une proximité de l’homme ancien que sur des différences qui n’intéressent que le touriste. Contrairement à ce que peuvent dire les sciences humaines, le sentiment de familiarité que peut avoir un homme de notre temps quand il lit tel texte antique n’est en rien trompeur. Il y a dans le théâtre gréco-latin une présence absolue de l’homme antique, qu’il soit le dramaturge ou son personnage. L’idée d’une différence essentielle de l’homme du présent et de l’homme antique est le dernier avatar du commentaire aristotélicien : depuis la naissance de l’esthétique dans la Prusse du XIX\u003csup\u003ee\u003c\/sup\u003e siècle, il est assuré que l’art et la littérature n’existent que depuis que les théoriciens en ont inventé les concepts ; mais on confond une conscience créatrice qui est conscience absolue, de soi-même, de ses fins propres, de ses moyens, et une connaissance conceptuelle qui est celle des professeurs : connaissance laborieuse, interminable, toute relative aussi, et stérile, à moins d’imaginer que la connaissance théorique engendre l’œuvre : mais c’est le contraire.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eQui invente le théâtre, et quand ? Toutes les questions concernant l’origine attendent de l’historien un éclaircissement impossible ; l’Antiquité n’est que la surface lumineuse d’un gouffre sans fond. L’histoire, pour le théâtre comme pour toutes les formes de l’activité humaine, n’a de réalité que comme toile de fond. C’est pourquoi il importe de dénoncer l’obsession historiciste de quelques commentateurs, les mêmes qui nient l’existence d’une nature humaine, identique à elle-même à travers le temps. Les formes changent continuellement, sans doute, qu’il s’agisse de la société ou des œuvres d’art ; mais, quant à celles-ci, le processus de la création n’est pas essentiellement différent chez Eschyle et chez Balzac. L’esprit souffle où il veut, il est tout de suite au-delà de ce qui est enseigné et transmis. On dira que telle invention est déjà moderne, qu’Eschyle, Euripide et Plaute concevaient déjà l’individu, le monothéisme ou l’athéisme ; mais le déjà est de trop : tout est dit, dès le début ; aucun grand artiste ne vient trop tard, quand il fait revivre le déjà dit et en fait son dire à lui. L’invention historique du théâtre n’est qu’une fiction ; chaque grand dramaturge, chaque grand metteur en scène ou comédien, chaque public inspiré peut-être, inventent à neuf la tragédie et la comédie.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eHenri Lewi a été professeur de Lettres classiques ; ses essais portent sur la littérature, particulièrement juive, et sur la peinture classique. Il est également traducteur de l’italien, du yiddish et de l’hébreu.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Henri Lewi","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":46766404108633,"sku":"Lewi","price":22.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Lewi-Couv.jpg?v=1755099198"},{"product_id":"lettre-a-charles-peguy","title":"Lettre à Charles Péguy sur l'amour humaine","description":"\u003cp\u003e\u003cem\u003eÉdition de tête (1 à 40) : quarante exemplaires sur pleines marges \u0026amp; accompagnés d'une gravure sur Japon de Maria M. Sepiol (dépliée : 21,3 x 29,5 cm), tirée par Matthieu Perramant à l'Atelier Moret à Paris.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e« Ô Péguy, j'ai soif comme vous de tous les bienfaits de la Terre, de toute l'investiture ouverte de ses magnificences. Et parmi l'exil, et au nom même de cet exil qui nous coupe de nos morts et de ces vivants que nous pourrions aimer et dont la vie, notre vie, nous sépare, aimons, sages comme nos plus belles images, émus malgré le désert et la boue, en larmes d'être et d'exister, sublimant nos dissemblances dans l'ex-voto de la beauté. L'amour humaine, Péguy, je l'entrevois en votre vie, je l'aperçois à son terme, malgré l'opaque et ses rudesses, malgré l'ennui et ses désordres, malgré les souffrances dernières : puisse-t-elle à la fin (la mienne aussi, sans doute) donner à un chacun le souci de tous, le privilège du silence (ce commun secret du miracle) et l'humble serrement de deux mains nouées. »\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eBien plus qu'un simple exercice d'admiration ou de reconnaissance de dette, avec cette lettre-prière tout animée d'une fiévreuse inquiétude, nous entendons une parole de vie et d'amour adressée non pas à un mort, mais à un mort d'au-delà de la mort, à un grand prédécesseur à jamais vivant, un grand intercesseur à qui demander que la vie soit fidèle à elle-même.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e« Comment vivre dans l'estompement d'amour humaine ? » : telle est la requête de cette lettre ; comment vivre de cette vie que la prime enfance nous a laissés entrevoir, de cette vie dont certainement a vécu et vit encore Péguy ? Il ne s'agit pas pour l'auteur de demander à revivre après la mort, mais de chercher à « renaître » dès cette vie pour « épouser » la lumière dans laquelle baigne « ce vieux monde » qui a succombé à l'âge des machines et de l'argent en voulant nous imposer d'y succomber avec lui. Voilà un très beau texte, fait de jeunesse, de fougue et d'ardeur ─ et d'un désespoir saturé d'espérance ─, mais fait aussi d'une langue qui deviendra son sujet même, son inviolable lieu de résistance et de lutte. Le rythme de cette prose est d'une qualité rare, comme l'amplitude de la bouche sur la rondeur du mot et sa manière de tenir l'écho, la belle enjambée des longues incantations où la grâce de s'approfondir ne cesse d'être recommencée. Le chant, en somme, pour refuser les « convoyeurs de cauchemars » et dire et redire une confiance dans l'acte d'aimer « toujours en chantier ». Il n'y a sans doute pas plus vraie ni plus belle définition de ce que peut être la poésie.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eLouis Pailloux est né en 1993. Cette \u003c\/em\u003eLettre à Charles Péguy\u003cem\u003e sur l'amour humaine est son premier livre.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Louis Pailloux","offers":[{"title":"Édition de librairie","offer_id":46766404731225,"sku":"Pailloux","price":9.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true},{"title":"Édition de tête (1 à 40)","offer_id":46766404763993,"sku":"Pailloux-T","price":40.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Pailloux-Couv.jpg?v=1755099195"},{"product_id":"un-souvenir-qui-s-ignore","title":"Un souvenir qui s'ignore","description":"\u003cp\u003ePatrick Corneau nous offre avec ce livre tout un « kaléidoscope » de pensées sur le monde qu’il écoute, regarde et parcourt ; ce sont autant de « notes épinglées dans un cahier comme des papillons » qu’il reprend ici dans un ensemble d’une justesse savoureuse – un recueil au sens le plus simple du terme. On le suit dans cette « méthode de travail » qui est aussi une méthode du regard : et l’on goûte les jeux de lumière, les promenades « à sauts et à gambades » d’une notation à l’autre, et les émerveillements de collectionneur qu’on rencontre à chacune des pages.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eMille observations admirablement notées, choses vues ou vécues, mille petits et grands souvenirs de lectures, mis en regard – et aussi à l’épreuve – de ce que notre époque nous donne à vivre, à penser, à espérer ; qui nous invitent ou nous initient à un retour à soi et sur soi, à une forme de repli aimant, à une réflexion continue alliant la défiance amusée devant la technologie envahissante à un usage « maintenu » de la langue. En compagnie de Kafka, de Weil, de Grenier et de beaucoup d’autres, c’est une sorte d’enchantement qui habite ce désenchantement, une forme d’espérance cette nostalgie. \u003cem\u003eUn souvenir qui s’ignore\u003c\/em\u003e nous propose avant tout de renouer avec une « poésie du présent » que l’auteur nous fait redécouvrir.\u003c\/p\u003e","brand":"Patrick Corneau","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":46766405845337,"sku":"Corneau","price":19.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/corneau-couv.jpg?v=1755099194"},{"product_id":"zero-avant-jesus-christ","title":"Zéro avant Jésus-Christ","description":"\u003cp\u003ePlacée sous le signe de la rencontre, la vie dont on parle ici, vie tissée d’hommes et de femmes, vie de bohême et de création, vie souvent ardente et parfois comblée, n’en demeure pas moins creusée dès l’enfance par une sorte de manque, un sentiment d’étrangeté au monde.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eLes amis, les amantes, la musique, la poésie, Rome et Paris, le tourbillon des travaux et des fêtes, l’alcool et les drogues y alimentent de leurs substances, généreuses ou pas, un même et puissant désir de vivre. Des chagrins comme des joies, des angoisses comme des émerveillements surgit alors la question toujours posée du sens devant la présence de l’infini au coeur des choses et l’expérience si concrète de l’amour survivant à la mort.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eFaut-il alors courir la chance qu’une intuition nous guide plus loin dans la connaissance de l’autre et dans l’accomplissement de soi – dans la quête de l’amour absolu et dans l’ouverture au tout autre ? La réponse viendra d’une rencontre encore, une rencontre maintes fois pressentie et maintes fois repoussée.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eRécit d’une conversion, \u003cem\u003eitinéraire d’une âme et d’un corps\u003c\/em\u003e ou confessions d’une « pierre qui roule », cet examen de conscience d’un fils de 68 non repenti de ses idéaux égrène pour nous avec verve et humour, tendresse et profondeur, toute la matière d’une vie, et son immatériel aussi.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eJean Chavot est né à Paris en 1955. Passionné de littérature et de cinéma, c’est finalement vers la musique que l’orientent les circonstances. Il travaille longtemps dans le monde du spectacle et de la chanson, tout en gardant une main, un oeil et une oreille sur ses premières amours. Il apprend à accompagner des chanteurs à la guitare, à arranger leur répertoire, à composer des chansons. Son goût pour la poésie s’affirme dans les paroles qu’il écrit pour des interprètes. Il se sent peu à peu à l’étroit dans cette forme d’écriture ; son désir d’une prose plus large grandit en même temps que son besoin de retrait et d’approfondissement. Par le jeu des circonstances encore, il devient dialoguiste-adaptateur et retrouve le cinéma en tant que scénariste. Avec ce nouveau métier, il développe des textes d’une dimension qui lui convient. ll écrit aussi des nouvelles – un premier recueil est publié en avril 2019 (\u003c\/em\u003eSoixante minutes\u003cem\u003e, aux Éditions Quadrature) – et mène à bien son premier roman, que les Éditions Conférence sont heureuses de vous présenter.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Jean Chavot","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":46766406271321,"sku":"Chavot","price":21.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/chavot-couv.jpg?v=1755099193"},{"product_id":"gloire-et-misere-de-l-image-apres-jesus-christ","title":"Gloire et misère de l’image après Jésus-Christ","description":"\u003cp\u003eLa prolifération des images a pris, au cours du XX\u003csup\u003ee\u003c\/sup\u003e siècle, des proportions extravagantes. Pour le dire comme Günther Anders : « Auparavant, il y avait des images dans le monde, aujourd’hui il y a “le monde en images”, plus exactement le monde comme image, comme mur d’images qui capte sans cesse le regard, l’occupe sans interruption et recouvre sans interruption le monde. » Ce règne des images et son corollaire, le désintérêt à l’égard du monde tel qu’il nous est donné, est aux antipodes de l’enseignement biblique dans son ensemble. Le christianisme a certes promu l’image, mais pas n’importe quelles images ; et s’il a recommandé les images, c’est en tant que celles-ci s’accordent à la prédication évangélique et servent à confirmer l’Incarnation, réelle et non fictive, du verbe de Dieu dans la personne du Christ. Autant dire que le déluge d’images qui s’abat aujourd’hui sur le monde n’a rien de chrétien. Et cependant, pareil déluge n’aurait pu advenir sans le statut accordé par le christianisme à l’image, sans l’enjeu dont il l’a investie. Conjoncture étrange, dont seule une enquête généalogique est à même de dégager les traits, de révéler les tenants et les aboutissants. Le propos de cet ouvrage est, en mettant au jour certains fils enterrés, de comprendre comment a pu s’effectuer le passage entre l’image chrétienne et le raz-de-marée imagier contemporain.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eAprès avoir étudié à l’École polytechnique, Olivier Rey a été officier de marine, puis a obtenu un doctorat de mathématiques. Depuis 1989 il est chargé de recherche au CNRS, au sein duquel il est passé, en 2009, de la section mathématiques à la section philosophie. Il est membre de l’Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques, et enseigne à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Il a reçu le Prix Bristol des Lumières 2014, pour \u003c\/em\u003eUne question de taille\u003cem\u003e, Stock, 2014 ; le Grand Prix de la Fondation Prince Louis de Polignac 2015 ; le Prix Jacques Ellul 2019, pour \u003c\/em\u003eLeurre et malheur du transhumanisme\u003cem\u003e, DDB, 2018.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Olivier Rey","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":46766409384281,"sku":"Rey","price":25.0,"currency_code":"EUR","in_stock":false}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Rey-Couv.jpg?v=1755099190"},{"product_id":"bequille-d-ecole","title":"Béquille d'école","description":"\u003cp\u003eQu’est-ce qu’éduquer des enfants ? Quel monde à découvrir par eux-mêmes et par autrui portent-ils en eux ? Comment rendre pour eux la vie aimable, par rien que des mots dont on tâche de leur apprendre la capacité de douceur ? Quelle vertu d’humanité l’école peut-elle dispenser ? Dans des pages magnifiques, d’une profondeur et d’une justesse rares, où viennent confluer toutes les ressources discrètes de la délicatesse et de la qualité de regard et de cœur, Jean Miniac nous propose une sorte de poème de l’attention et du service.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eC’est à ce prix qu’on accompagnera l’enfance, qu’on écoutera « le vent qui la traverse ». Une réflexion poignante nous saisit au plus intime quand Jean Miniac fait le portrait de ces élèves qui restent en marge, de ceux que tout empêche tant qu’on n’a pas trouvé mots et gestes qui les libèrent, de ces professeurs fatigués, de cette institutrice presque belle, de ces adultes qui échouent… et de toutes les réussites et toutes les grâces obtenues, grâces accordées plutôt. Un livre très juste, très « vu », tendre, drôle parfois, qui oblige les adultes que nous sommes à ce regard d’amour qu’ils n’ont pas toujours la force d’entretenir et de garder.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eNé à Paris en 1960, Jean Miniac est auteur, traducteur, critique littéraire. Il est également accompagnateur scolaire dans les écoles élémentaires de la Ville de Paris où il anime des clubs de lecture-écriture auprès d’élèves de CP en difficulté dans ce domaine.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Jean Miniac","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":46766412562777,"sku":"Miniac-Ecole","price":21.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Miniac-Couv.jpg?v=1755099185"},{"product_id":"journal-phenomenologique","title":"Journal phénoménologique","description":"\u003cp\u003e« Que faisons-nous et vivons-nous vraiment chaque jour ? » Cette question, Enzo Paci la pose en diariste et en phénoménologue. Ce livre est le journal d’un individu qui, comme tous les individus, est en quête du sens animant son existence, et s’en remet au rythme des jours pour le percevoir ; mais qui, ce faisant, comprend qu’il y faut un écrit d’un genre nouveau, le Journal phénoménologique, capable de réinvestir le vécu quotidien de toute la puissance descriptive et explicative de la philosophie héritée de Husserl pour se hisser à hauteur de la vie. Ce projet original consiste à reprendre les difficiles leçons de la phénoménologie dans l’exemple immédiat et concret d’une vie vécue qui puisse servir d’introduction à cette école. Mais c’est avant tout un texte où mesurer la fécondité de deux traditions appelées à se rencontrer, la phénoménologie et le journal, celui d’une existence qui se tient et se considère dans son propre passage.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eEnzo Paci (1911-1976) fut professeur de philosophie théorique à l’Université de Pavie puis de Milan. Dans sa jeunesse, il eut pour maître Antonio Banfi qui l’introduisit à la pensée de Husserl. Après avoir soutenu en 1934 une thèse intitulée \u003c\/em\u003eLa signification du Parménide dans la philosophie de Platon\u003cem\u003e, il publia de nombreux livres qui le font figurer parmi les plus éminents représentants de l’existentialisme et de la phénoménologie : \u003c\/em\u003eDall’esistenzialismo al relazionismo, Tempo e verità nella fenomenologia di Husserl\u003cem\u003e ou encore \u003c\/em\u003eFunzione delle scienze e significato dell’uomo. \u003cem\u003eLa lecture que Paci fait de Platon le conduit dès la fin des années 1930 à des développements originaux qui entrent en dialogue avec les pensées nouvelles de l’existence de Sartre, Merleau-Ponty ou Ricœur, dont il fut un ami proche. Mais, en dépit de cette proximité avec l’école française de phénoménologie, Paci suit une voie originale en se voulant plus fidèle à la pensée de Husserl et moins influencé par celle de Heidegger. Nourrie à la riche tradition italienne, dont elle se veut le prolongement, la philosophie de Paci se présente comme un relationnisme qui cherche à penser l’homme par-delà les errements de l’ontologie trop prompte à tracer des frontières entre les êtres. Cet esprit d’ouverture à toutes les formes de l’être se manifeste sans doute avec le plus d’acuité dans la vie foisonnante de la revue \u003c\/em\u003eAut aut\u003cem\u003e que Paci fonda en 1951 et qu’il dirigea jusqu’à sa mort.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eTraduit de l'italien et préfacé par Arnaud Clément.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Enzo Paci","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":46766416003417,"sku":"Paci","price":20.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Paci_Couv.jpg?v=1755099179"},{"product_id":"un-couple-et-sept-couffins","title":"Un Couple et sept couffins","description":"\u003cp\u003e\u003cem\u003eÉdition de tête (1 à 50) : cinquante exemplaires accompagnés d'une gravure signée et numérotée de Pierre-Yves Gabioud.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eMichel Simonet est cantonnier à Fribourg. \u003cem\u003eUne Rose et un Balai\u003c\/em\u003e, en 2017, consacré à la description pleine d’humour de son métier, fut son premier livre, qui a connu un succès exceptionnel, tant a pu séduire la succession de scènes et de portraits étonnamment proches de la poésie là où l’on ne pensait pas devoir la trouver. Ce second opus s’attache à l’autre versant de son existence : celui de père d’une famille nombreuse, dont il retrace ici la « geste » quotidienne, allant retrouver dans tous les détails de la vie la même source de joie et d’amusement propice à des méditations inattendues.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eLe texte est suivi de nouvelles remarques sur son métier, \u003cem\u003eLettres du littering\u003c\/em\u003e, qui nous fait renouer avec le bonheur des rencontres imprévues au détour des rues.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eDessins de Pierre-Yves Gabioud.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Michel Simonet","offers":[{"title":"Édition de librairie","offer_id":46766420918617,"sku":"Simonet-Couple","price":20.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true},{"title":"Édition de tête (1 à 50)","offer_id":46766420951385,"sku":"Simonet-Couple-T","price":50.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Simonet-Couple-Couv.jpg?v=1755099171"},{"product_id":"analyse-de-la-deraison","title":"Analyse de la déraison","description":"\u003cp\u003eSous le titre d’\u003cem\u003eAnalyse de la déraison\u003c\/em\u003e, le choix des quelque 71 textes de ce volume, rédigés de 1945 à la fin des « Trente Glorieuses », entend rendre justice à une œuvre décisive de philosophie politique.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eLoin de s’en tenir à la publication d’ouvrages philosophiques d’importance, Augusto Del Noce n’a cessé de prendre part aux débats de son temps, afin de discerner de quel fond et de quelle histoire idéologiques provenaient les choix progressifs de la société contemporaine, et quelles pouvaient en être les conséquences.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eL’analyse de la ressemblance et parfois de la concomitance entre le fascisme et un certain antifascisme, la définition du totalitarisme aux multiples visages, souvent inattendus, la description des conséquences auxquelles mène une « société permissive » (point sur lequel Del Noce se trouve d’accord avec un esprit qui pourrait sembler au regard français son adversaire le plus diamétralement opposé, Pasolini), la généalogie des étranges alliances ayant permis l’émergence progressive de cette société (de Sade au surréalisme et au marxisme, dans le dépassement-accomplissement que leur donne à chacun, paradoxalement, la société bourgeoise par sa propre expansion – ce que Del Noce comme Pasolini appellent le totalitarisme de la dissolution), voilà autant de points sur lesquels la lecture de Del Noce est éclairante et décisive pour notre temps. Pour aider le lecteur à le mesurer, il a donc paru utile de lui proposer, sous la guise d’articles de presse, un parcours dans la pensée de l’auteur : études serrées de généalogie historicophilosophique (ainsi à propos du surréalisme, de la « révolution sexuelle » ou du « nouveau totalitarisme »), réflexions sur l’actualité (le « colonialisme à l’envers », le terrorisme), monographie sur un concept central, l’autorité, et les raisons de sa mécompréhension contemporaine, engagements argumentés sur une question, celle du divorce, qui est loin de se réduire à la problématique spécifiquement italienne dans un pays concordataire, mais qui révèle en acte, pour ainsi dire, les questions de rationalité ou de manquement à la rationalité que nos sociétés contemporaines font paraître, par l’intermédiaire d’un auteur cherchant à fonder la modernité en renvoyant dos à dos « pensée réactionnaire » et « progressisme ». L’œuvre que poursuivait Del Noce est bien celle, aussi problématique que féconde, que Massimo Borghesi, en 2011, appelait « la légitimation critique de la modernité ».\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eLe volume contient également des textes de Salvatore Satta et Xavier Tilliette.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eTraduit de l’italien par Christophe Carraud et préfacé par Arnaud Clément.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eAugusto Del Noce (1910-1989) a été professeur d’Histoire de la philosophie moderne et contemporaine à l’Université de Trieste, puis de Philosophie politique à l’Université de Rome. Il peut assurément être considéré comme le plus grand philosophe politique de son temps. La visée essentielle de ses travaux est la compréhension philosophique du monde contemporain, en correspondance, en dépit du fait que l’auteur n’est nullement hégélien, avec le mot de Hegel selon lequel la philosophie résume son temps dans la pensée ; après avoir reconnu dans l’expansion de l’athéisme le signe le plus caractéristique de son époque, Augusto Del Noce s’est posé le problème de savoir si une définition unitaire de ses formes était possible. Il en a reconnu la nature dans le fait que l’athéisme est le point d’arrivée du rationalisme, que l’on ne peut définir que comme la négation a priori du surnaturel : le refus sans preuves de cette dernière dimension, comme de toute transcendance. Cela contraindrait le rationalisme, dans sa conclusion athée, à chercher ses preuves dans l’histoire, à travers la construction d’une humanité nouvelle; mais l’hétérogenèse des fins, à laquelle son intention est soumise – en d’autres termes, le fait que la réalité résiste au programme que le rationalisme moderne s’est fixé et dont nous connaissons aujourd’hui les ravages, en est la réfutation. Parmi les livres les plus importants de celui qui a écrit des textes décisifs aussi bien sur Marx, Gramsci ou l’École de Francfort que sur Pascal, Descartes, Rosmini ou Simone Weil, citons \u003c\/em\u003eLa non-philosophie de Marx et le communisme comme réalité politique\u003cem\u003e (1947), \u003c\/em\u003eLe problème de l’athéisme\u003cem\u003e (1963-1964), \u003c\/em\u003eL’époque de la sécularisation\u003cem\u003e (1970), \u003c\/em\u003eDéclin ou éclipse des valeurs traditionnelles\u003cem\u003e (1971), \u003c\/em\u003eGramsci ou le suicide de la révolution\u003cem\u003e (1978), dont certains n’ont été que partiellement traduits en français.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Augusto Del Noce","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":46766429274457,"sku":"DelNoce","price":35.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/DelNoce-Couv.jpg?v=1755099156"},{"product_id":"l-avenir-de-langlais","title":"L'Avenir de l'anglais","description":"\u003cp\u003eBasil de Sélincourt, pourtant fervent défenseur du « \u003cem\u003egénie anglais\u003c\/em\u003e » et de son « \u003cem\u003esecret\u003c\/em\u003e », établissait il y a près d’un siècle, en 1926, ce constat troublant : « La fertilité débridée de notre langue, semblable à celle des orties, ne contribue pas seulement à la répandre : elle la rend susceptible de dominer de façon autoritaire à mesure qu’elle se répand. À dire vrai, elle est déjà trop largement parlée pour son propre bien, et, en dépit de toute la machinerie dont nous disposons pour l’unifier, son expansion finira peut-être par constituer sa perte. »\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eÀ considérer les transformations les plus inquiétantes que ce siècle a connues, le rôle qu’y a joué une langue particulière, et la marque qu’elle a progressivement imprimée sur les modes de vie et de « pensée », il semble désormais raisonnable d’entendre ce constat comme un avertissement à considérer de toute urgence.\u003cbr\u003ePrenons le temps cependant d’observer \u003cem\u003ede l’intérieur\u003c\/em\u003e les premières craintes que la situation de la langue anglaise avait fait naître.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eTraduit de l’anglais et préfacé par Arnaud Clément\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Basil de Sélincourt","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":46766429536601,"sku":"Sélincourt","price":18.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Selincourt-Couv.jpg?v=1755099154"},{"product_id":"le-papier-le-livre","title":"Le papier, le livre","description":"\u003cp\u003e\u003cem\u003eUn texte inédit de Maurice Chappaz, méditation amoureuse sur le papier, suivi d’un commentaire de Christophe Carraud : qu’est-ce, aujourd’hui, qu’un livre ?\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eUn ouvrage de 40 pages, format 18 x 24 cm, tiré à 50 exemplaires numérotés et signés par les artistes, comprenant un bois gravé de Gérard de Palézieux, une pointe sèche de Pierre-Yves Gabioud et cinq linogravures de Pascale Hémery.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003ePapiers intérieurs : Zerkall Bütten 90 g et Zaïrei 36 g pour les textes, Zaïrei 36 g, Arches 210 g, 230 g et 250 g pour les gravures. Couverture rempliée Fabriano Roma 130 g.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eImpression typographique au plomb par Pascal Duriez, dans son atelier des Montquartiers à Issy-les-Moulineaux. Taille-douce réalisée dans les ateliers Moret à Paris.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eUn tirage de 130 exemplaires, avec couverture et colophon différents, a été réservé à l’Association des Amis de la reliure d’Art (\u003ca href=\"https:\/\/www.arasuisse.ch\"\u003eARA Suisse\u003c\/a\u003e).\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Maurice Chappaz","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":47691781341529,"sku":"Chappaz-Papier","price":280.0,"currency_code":"EUR","in_stock":false}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Chappaz-Papier-Couv.jpg?v=1755099144"},{"product_id":"vie-de-hildegarde","title":"Vie d'Hildegarde","description":"\u003cp\u003eLa figure d’Hildegarde de Bingen connaît une vogue qui n’est pas sans rapport avec le regain d’intérêt pour les médecines traditionnelles et plus généralement pour tout ce qui s’apparente plus ou moins au chamanisme.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003ePar un récit vivant, accessible à tous et très bien documenté, Aurore-Marie Guillaume rectifie ce portrait anachronique et réducteur de l’abbesse docteur de l’Église, canonisée en 2012, plus de huit siècles après sa mort. La riche et longue vie d’Hildegarde de Bingen fut en effet d’une tout autre dimension que celle d’une guérisseuse visionnaire : celle d’un esprit et d’une foi libres, insatiables d’expériences et de connaissance, au travail dans un XII\u003csup\u003ee\u003c\/sup\u003e siècle qui dément le stéréotype persistant d’un interminable tunnel de ténèbres auquel les livres d’histoire ont trop longtemps assimilé le Moyen Âge.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eCe récit rappelle à plus d’humilité les esprits contemporains enclins à ne voir que prescience dans la pensée des anciens ou, inversement, à y projeter leurs préoccupations afin d’en obtenir un gage de légitimité. Pourquoi ne pas admettre simplement que des femmes et des hommes du passé surent, comme Hildegarde de Bingen, consacrer merveilleusement leur intelligence et leur sensibilité à l’écoute de vérités permanentes, si ce n’est éternelles ?\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eAurore-Marie Guillaume est responsable de la bibliothèque de philosophie de Sorbonne Université. Elle assure dans l’UFR de philosophie des cours d’initiation à la recherche bibliographique et aux normes universitaires. Elle enseigne aussi à l’ENSSIB (École nationale supérieure des Sciences de l’information et des Bibliothèques) aux professionnels des bibliothèques. C’est la musique, qu’elle pratique depuis sa tendre enfance, qui a amené l’auteur à s’intéresser à Hildegarde. Puis l’œuvre d’Hildegarde l’a ouverte à une autre de ses passions, la botanique (dans le jardin familial, ou en montagne, et même en haute montagne). Après trois recueils de poèmes, \u003c\/em\u003eVie d’Hildegarde\u003cem\u003e est le premier livre de prose de l’auteur.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Aurore-Marie Guillaume","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":47715369582937,"sku":"Guillaume","price":17.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/hildegarde-couv.jpg?v=1755099143"},{"product_id":"visages-du-japon","title":"Visages du Japon (relié)","description":"\u003cp\u003eLe cinéma fascine l’auteur dès son enfance dans la Tunis des années cinquante où il découvre la porte monumentale de \u003cem\u003eRashomon\u003c\/em\u003e, le film de Kurosawa. À quoi ouvrirait la porte d’entrée qu’est le cinéma, sinon à des interrogations aussi \u003cem\u003edéroutantes\u003c\/em\u003e que le film lui-même ? Celles-ci mènent l’auteur de Tunis à Paris, en Nouvelle-Calédonie, au Japon enfin, étrange et secret, à la poursuite de ce visage que le cinéma cherche dans les choses du monde. « Vous dites que vous ne comprenez rien à ce scénario, mais c’est le cœur humain lui-même qui reste incompréhensible », disait Kurosawa à ses collaborateurs.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eOn arpente les images des lieux et les lieux des images dans les pas de Giacometti peignant le visage de Yanaihara, dans ceux d’Ozu rédigeant ses Carnets au plus près du rien qui l’attire : « Une notation peut paraître banale, en première lecture. Mais elle est reprise plus loin, répétée comme un rituel (“riz avec saumon au thé vert”) ; elle rebondit, caillou lancé sur l’eau, creuse son sillon. Parfois, s’enfonce très profond. Le texte, alors, écrit son auteur plutôt qu’il n’est écrit par lui. »\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eLe Japon est le modèle de l’archipel des images. Ce n’est pas l’auteur qu’on y retrouve mais, par lui qui s’efface, d’autres auteurs, des lieux, des secrets, une douceur suspensive et rêveuse où s’étire l’ombre des questions.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003ePierre Jacerme est né Alger en 1938. Il vit en Algérie et en Tunisie jusqu’en 1957. Études d’italien et d’anglais. Normalien de Saint-Cloud en 1960, il est agrégé de philosophie en 1964, discipline qu’il enseigne d’abord au lycée La Pérouse à Nouméa, puis au lycée Louis-le-Grand à partir de 1971 ; en 1978, il est nommé en khâgne au lycée Henri IV à Paris, poste qu’il occupera jusqu’en 1998.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eDe 1966 à 1970, il fait de nombreux voyages en zone Pacifique et en Asie. Il reçoit en 1972 le Prix Kodak du public pour des photos réalisées en Inde, tout en s’intéressant de très près au cinéma. À partir de 1970, il fait de fréquents voyages au Japon.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eOn lui doit notamment une édition commentée du \u003c\/em\u003eDiscours de la méthode\u003cem\u003e de Descartes (Pocket, 1990 et 2005) et une \u003c\/em\u003eIntroduction à la philosophie occidentale. Héraclite, Parménide, Platon, Descartes\u003cem\u003e (Pocket, 2008 et 2015 ; trad. italienne).\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Pierre Jacerme","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":48662201925977,"sku":"Jacerme","price":23.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Jacerme-Couv-Square.jpg?v=1755099140"},{"product_id":"suprematie-et-malediction","title":"Suprématie et malédiction","description":"\u003cp\u003eAndrea Emo (1901-1983) est un philosophe italien qui a ceci d’étrange qu’aucune de ses pages n’a été publiée de son vivant. Et pourtant il entretint une intense activité d’écriture de 1918 à sa mort. Il rédigea ainsi près de 400 cahiers (38 000 pages) où il développa une pensée comptant parmi les plus originales du XX\u003csup\u003ee\u003c\/sup\u003e siècle.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eIl appartenait par son père à une illustre famille de l’aristocratie vénitienne, et par sa mère, à une lignée non moins illustre de nobles napolitains. Il poursuivit ses études de philosophie à la faculté de Lettres et de Philosophie où il eut pour maître Giovanni Gentile. Son caractère imperturbable lui valut le surnom de « Sérenissime », par allusion aussi à ses origines vénitiennes. Sa vie fut partagée entre ses occupations familiales, la gestion de son patrimoine, des amitiés rares mais profondes, et la poursuite de ses recherches philosophiques dont il refusa toujours de publier, malgré l’invitation de ses amis, le moindre mot.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eLe choix de présenter au public \u003cem\u003eSuprématie et malédiction\u003c\/em\u003e, c’est-à-dire l’intégralité de son \u003cem\u003eJournal\u003c\/em\u003e de l’année 1973, pour une première traduction française, n’est pas fortuit : non seulement il s’agit de la première publication d’une section autonome des manuscrits de l’auteur, mais l’année 1973 est une période significative de la philosophie d’Emo, celle de sa maturité. Les éléments structurants de sa philosophie s’y trouvent définis dans tout l’aboutissement de la pensée et toute la virtuosité du style.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003ePrésenter Emo au public français ne pouvait se faire qu’à l’aide d’un ouvrage qui fût exemplaire à tous ces titres : la construction du raisonnement, le style de l’écriture, la diversité des thématiques et des enjeux. \u003cem\u003eSuprématie et malédiction\u003c\/em\u003e montre la philosophie d’Emo dans ce qu’elle a de plus singulier, celle d’un auteur aussi inclassable qu’un Nietzsche.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eTraduit de l'italien et préfacé par Arnaud Clément.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003ePostface de Laura Sanò.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Andrea Emo","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":54260228555097,"sku":"Emo","price":24.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Emo-Couv.jpg?v=1755099135"},{"product_id":"lettres-a-cristina-campo","title":"Lettres à Cristina Campo","description":"\u003cp\u003eEn 1972, Andrea Emo, cet étrange philosophe qui ne cesse d’écrire sans jamais rien publier, fait une lecture éblouie des \u003cem\u003eImpardonnables\u003c\/em\u003e de Cristina Campo. Sans la connaître, il adresse aussitôt une lettre de gratitude à son auteur.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eCes deux esprits singuliers perçoivent immédiatement ce que Charles Du Bos eût appelé « le sourd murmure de leur identité ». Une amitié profonde est née : Andrea Emo lui confie, de cette première lettre à la dernière, quelques mois avant la mort de Cristina Campo, l’expression souveraine et libre de sa propre pensée. Le lecteur y trouvera, outre maintes descriptions amusées des choses comme elles vont et comme elles ne vont pas, le condensé d’une philosophie inquiète et subtile, à la fois amoureuse du monde et hostile à ce que les deux amis croient le voir devenir.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eTraduit de l'italien par Christophe Carraud, préface de Louis Pailloux.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003ch3\u003eExtrait\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eJe vous remercie de votre appel d’hier ; j’ai été très sensible au charme*, c’est-à-dire, étymologiquement, au \u003c\/em\u003ecarmen\u003cem\u003e de votre conversation qui, comme vos textes, fait entrer d’admirables mondes dans la vie quotidienne, la victime consentante de sa propre simplicité et plus encore de ses propres évidences ; les évidences sont un mauvais sortilège qui nous emprisonne dans le décor du monde et sans que nous nous en rendions compte, comme la force de gravité nous lie à la terre. La Science proprement dite est née d’un renoncement à connaître, à connaître le quid des choses et de la vie, en s’avouant n’être apte qu’au comment, au quomodo. De ce pacte avec le diable de l’évidence et de la simplicité est né l’univers de la science, mais nos descendants devront payer à échéance les lettres de change de Méphistophélès, et nous, nous avons déjà commencé à entrevoir ses cornes en tout ce qui arrive — la terrible réduction à l’identique en quoi la science consiste ne laissera plus respirer la vie. Les philosophes et les artistes, qui se ressemblent souvent, devraient s’employer non pas à résoudre les énigmes, les mystères et les problèmes, car le mystère, le problème est détruit par la solution, qui précisément dissout, mais au contraire à tenter par tous les moyens de sauver les mystères, de les protéger en en montrant l’inexpugnabilité, l’inaccessibilité, et même en les créant par de profondes évocations. Comme un ermite dans le désert, ils devraient exorciser et dissiper les tentations des évidences ; sous le soleil implacable des certitudes, comme celui lancé dans l’espace par les insupportables idéologies modernes, ils devraient cultiver des ombres amies dans les dernières oasis du doute. De même qu’il existe des Instituts chargés de sauver les dernières œuvres d’art, et qui fonctionnent en Italie avec un grand succès…, le syndicat des intellectuels (supposés tout différents de ceux d’aujourd’hui) devrait sauver spirituellement quelques mystères habitant nos au-delà de l’insulte profane du vulgaire. Les mystères sont eux aussi des œuvres d’art longuement élaborées sur des trames millénaires, comme votre inoubliable tapis, et par les vertus de flûtes sylvaines. Je pense, pour conclure, que même la science, tragique incarnation du Faust goethéen, pourra se sauver du diable créancier, si elle parvient par ses formules à recréer l’Inconnaissable ; ce serait sublime si nous pouvions créer l’Inconnaissable au moyen de la connaissance, la différence absolue, l’Autre, au moyen des équations.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Andrea Emo","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":54260251492697,"sku":"Emo-Campo","price":18.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Emo-Campo-Couv.jpg?v=1755099135"},{"product_id":"contradictions-medicales-et-autres-bizarreries","title":"Contradictions médicales","description":"\u003cp\u003eCe volume recueille quinze ans de chroniques de « bioéthique » publiées par l’auteur dans le journal \u003cem\u003eLa Croix\u003c\/em\u003e.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eIl procède d’un étonnement de fond devant ce qu’il\nest convenu d’appeler « les avancées de la médecine » :\nne révèlent-elles pas le plus souvent l’égarement d’une\nsociété qui rend le droit, cette pierre milliaire de la vie\nhumaine en son souci de justice, disponible à tous les\ncaprices individuels, et serf de l’idole technique que devient la médecine en l’absence d’une vision cohérente de\nses propres fins ? La médecine elle-même, fascinée par ses\ninstruments et ses possibilités de prétendue maîtrise du\n« vivant », n’avance-t-elle pas en réalité de contradiction\nen contradiction ?\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eEn sorte que le comble de sa « rationalité » technique\nrejoint l’irrationalité même qui marque la souveraineté\naveugle du désir individuel soumettant la loi aux caprices\norchestrés de l’opinion. Ajoutons à cela une vision gestionnaire de la santé, et c’est la vie elle-même que la\nmédecine risque de menacer en ses « avancées » les plus\n« audacieuses ».\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eAinsi en va-t-il de maints domaines explorés par ces\nchroniques — partout où technique et opinion, loin de\nles seconder, défigurent droit et démocratie.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eDanielle Moyse est philosophe, agrégée de l’Université et titulaire d’un doctorat. Elle enseigne la philosophie à l’Éducation nationale depuis de nombreuses années.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eSes recherches et les ouvrages qui en sont issus se sont notamment orientés vers\nla description des possibles résurgences de l’eugénisme à travers la sélection prénatale des naissances, en fonction de critères de santé. Ses travaux portent sur\nles questions d’éthique médicale, et plus globalement sur les problèmes éthiques\nsoulevés par le déploiement des sciences et des techniques. Elle a été chroniqueuse dans le supplément « Sciences et éthique » du journal \u003c\/em\u003eLa Croix\u003cem\u003e pendant\n15 ans, et sur le site philosophies.tv, avec lequel elle poursuit sa collaboration.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eElle a écrit de nombreux articles dans des revues scientifiques, participé à des\nouvrages collectifs, à plusieurs missions de recherche sur le handicap dans le\ncadre du CNRS et de l’EHESS, et écrit plusieurs livres à ce sujet.\nEnfin, passionnée depuis longtemps par la rencontre de la philosophie occidentale et de la pensée extrême orientale, elle est enseignante à l’École de méditation Reso depuis 2019, et participe au travail collectif qui voudrait montrer la\nfécondité de cette rencontre.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Danielle Moyse","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":54261400961369,"sku":"Moyse","price":21.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Moyse-Couv.jpg?v=1755099132"},{"product_id":"visages-du-japon-reimpression","title":"Visages du Japon (broché)","description":"\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eRéimpression de l'ouvrage paru en 2024.\u003c\/strong\u003e\u003c\/p\u003e \n\u003cp\u003eLe cinéma fascine l’auteur dès son enfance dans la Tunis des années cinquante où il découvre la porte monumentale de \u003cem\u003eRashomon\u003c\/em\u003e, le film de Kurosawa. À quoi ouvrirait la porte d’entrée qu’est le cinéma, sinon à des interrogations aussi \u003cem\u003edéroutantes\u003c\/em\u003e que le film lui-même ? Celles-ci mènent l’auteur de Tunis à Paris, en Nouvelle-Calédonie, au Japon enfin, étrange et secret, à la poursuite de ce visage que le cinéma cherche dans les choses du monde. « Vous dites que vous ne comprenez rien à ce scénario, mais c’est le cœur humain lui-même qui reste incompréhensible », disait Kurosawa à ses collaborateurs.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eOn arpente les images des lieux et les lieux des images dans les pas de Giacometti peignant le visage de Yanaihara, dans ceux d’Ozu rédigeant ses Carnets au plus près du rien qui l’attire : « Une notation peut paraître banale, en première lecture. Mais elle est reprise plus loin, répétée comme un rituel (“riz avec saumon au thé vert”) ; elle rebondit, caillou lancé sur l’eau, creuse son sillon. Parfois, s’enfonce très profond. Le texte, alors, écrit son auteur plutôt qu’il n’est écrit par lui. »\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eLe Japon est le modèle de l’archipel des images. Ce n’est pas l’auteur qu’on y retrouve mais, par lui qui s’efface, d’autres auteurs, des lieux, des secrets, une douceur suspensive et rêveuse où s’étire l’ombre des questions.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003ePierre Jacerme est né Alger en 1938. Il vit en Algérie et en Tunisie jusqu’en 1957. Études d’italien et d’anglais. Normalien de Saint-Cloud en 1960, il est agrégé de philosophie en 1964, discipline qu’il enseigne d’abord au lycée La Pérouse à Nouméa, puis au lycée Louis-le-Grand à partir de 1971 ; en 1978, il est nommé en khâgne au lycée Henri IV à Paris, poste qu’il occupera jusqu’en 1998.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eDe 1966 à 1970, il fait de nombreux voyages en zone Pacifique et en Asie. Il reçoit en 1972 le Prix Kodak du public pour des photos réalisées en Inde, tout en s’intéressant de très près au cinéma. À partir de 1970, il fait de fréquents voyages au Japon.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eOn lui doit notamment une édition commentée du \u003c\/em\u003eDiscours de la méthode\u003cem\u003e de Descartes (Pocket, 1990 et 2005) et une \u003c\/em\u003eIntroduction à la philosophie occidentale. 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Dans le mouvement des trains, des foules de piétons et des allers- retours, on passe en un instant de la façade à l’intime, de la propreté au désastre, du ciel aux enfers, du noir au blanc. D’un point à l’autre de Tokyo, de la nouvelle capitale à l’ancienne, la surface se tord, les apparences se dédoublent et, dans la glissade, on goûte au charme mystérieux du Japon ambigu.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eClélia Zernik est normalienne, agrégée de philosophie, docteure et habilitée à diriger les recherches. Enseignante- chercheure en philosophie de l’art aux Beaux-arts de Paris et à l’École Normale Supérieure. Ses recherches portent sur le cinéma et l’art contemporain japonais. Elle est notamment l’auteure de \u003c\/em\u003eL’œil et l’objectif, la psychologie de la perception à l’épreuve du style cinématographique\u003cem\u003e (Vrin, 2012), \u003c\/em\u003eAkira Kurosawa, les Sept samouraïs\u003cem\u003e (Yellow Now, 2013), \u003c\/em\u003eL’attrait des fantômes\u003cem\u003e (Yellow Now, 2019), ou de \u003c\/em\u003eLe Japon en 2.5D, du Superflat à l’écologie de l’invisible\u003cem\u003e (à paraître, 2026). Elle a bénéficié de séjours de recherche à l’université de Waseda, à l’université de Tokyo, à l’université des Beaux-arts de Tokyo et au Nichibunken de Kyoto. En différents séjours, elle a passé plus de sept ans au Japon.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Clélia Zernik","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":55926403465561,"sku":"Zernik","price":21.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Zernik-Couv-Square.jpg?v=1755099127"},{"product_id":"etranger","title":"Étranger","description":"\u003cp\u003eLa réflexion sur « l’étranger » est en passe, hélas, soumise qu’elle est à toutes sortes de vents idéologiques contraires, de devenir un lieu commun sans le moindre contenu jouant le rôle de talisman ou de sésame pour décerner un diplôme tantôt de « bien-pensance » abstraite assurée de se tenir du côté du bien, tantôt de « lucidité » et de « réalisme » dont il faudrait faire profession pour n’être pas « submergé » par ce qui n’est pas « nous ». Le bref essai d’Umberto Curi reprend les choses au niveau de sérieux qu’elles requièrent, en proposant une réflexion serrée sur la figure de l’étranger, sur son rôle ambivalent de menace et de don, et sur son caractère inévitable et fécond pour la définition de notre propre identité.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eUmberto Curi refuse donc de s’inscrire dans les pièges idéologiques dont nous sommes coutumiers ; à travers une analyse linguistique, philosophique et littéraire, partant du lointain pour arriver au présent, il nous invite à nous confronter à l’irréductible duplicité de cette présence qui, aujourd’hui, doit plus que jamais nous interpeller en raison des proportions que prend la mobilité humaine.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eL’auteur propose de nombreux éclairages sur la signification profonde du concept d’étranger et de la figure duelle et ambivalente qui l’a toujours caractérisé.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eOn peut penser que ce type de travail a aujourd’hui une certaine urgence, par la foi lucide qu’il professe en ce que Hugo appelait cet « autre chose que nous tout près de nous », si « près de nous » que nous sommes engagés à nous penser nous-mêmes comme cet autre nous donnant d’être ce que nous sommes.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eÉtranger \u003c\/em\u003eest le premier livre de l’auteur traduit en français.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eUmberto Curi (né en 1941) est professeur émérite de l’université de Padoue, où il a enseigné l’histoire de la philosophie. Outre une abondante moisson d’articles, il a écrit une cinquantaine d’ouvrages. Son œuvre s’est développée dans trois directions essentielles :\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cul\u003e\n\u003cli\u003e\n\u003cem\u003e– l’analyse du lien unissant politique et guerre (cf. \u003c\/em\u003ePensare la guerra. Per une filosofia della pace\u003cem\u003e, Bari, Dedalo, 1985, ou \u003c\/em\u003eFilosofia come guerra\u003cem\u003e, Turin, Bollati Boringhieri, 2000) ; \u003c\/em\u003e\n\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\n\u003cem\u003e– la question de la narration – puissance et permanence des mythes –, avec une insistance particulière sur le cinéma (cf. \u003c\/em\u003eLo schermo del pensiero\u003cem\u003e, Milan, Rafaello Cortina, 2000, \u003c\/em\u003eLa forza dello sguardo\u003cem\u003e, Bollati Boringhieri, Turin,\u003cbr\u003e2004 ou \u003c\/em\u003eUn filosofo al cinema\u003cem\u003e, Milan, Bompiani, 2006 ) ; \u003c\/em\u003e\n\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\n\u003cem\u003e– quelques grands thèmes de la condition commune, revisités selon un parcours inédit d’histoire de la philosophie (cf. \u003c\/em\u003eMiti d’amore. Filosofia dell’eros\u003cem\u003e, Milan, Bompiani, 2009, ou \u003c\/em\u003eMeglio non essere nati. La condizione umana tra Eschilio e Nietzsche\u003cem\u003e, Turin, Bollati Boringhieri, 2008).\u003c\/em\u003e\n\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ul\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eTraduit de l'italien par Arnaud Clément.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Umberto Curi","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":56259778675033,"sku":"Curi","price":23.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Curi-Couv.jpg?v=1759159305"},{"product_id":"verite-et-interpretation","title":"Vérité et interprétation","description":"\u003cp\u003eGrand représentant de l’herméneutique, Luigi Pareyson produit dans son maître ouvrage, \u003cem\u003eVérité et interprétation\u003c\/em\u003e, une véritable défense de la connaissance de la vérité. La critique légitime des limites historiques du savoir, surtout dans le champ éthique et politique, se fourvoie en aboutissant à un relativisme sans espoir. Si toute formulation de la vérité est historiquement située, cela ne prouve pas tant notre incapacité à élaborer une connaissance vraie que le caractère toujours révélatoire de la vérité. Celle-ci, universelle, inépuisable, n’en est pas moins dépendante des œuvres historiques et des personnes qui lui prêtent leur voix.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eL’herméneutique de Pareyson, souvent rapprochée de celle de Gadamer, a pour principe que la vérité se montre dans toute connaissance authentique : il appartient alors à l’interprète de la rechercher en participant à son processus de révélation. La philosophie ainsi entendue doit mener une polémique sans relâche contre les idéologues de toutes sortes, c’est-à-dire aussi contre elle-même, ou du moins contre ceux qui s’emparent de son nom pour mieux l’aliéner en détruisant son lien avec la vérité.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eNotre époque vit plus que jamais sous le règne de l’idéologie : elle confond le vrai et l’efficace, substitue à la pensée individuelle la norme des systèmes, et fait disparaître la vie de l’interprétation sous la circulation des informations. Voilà pourquoi Pareyson se livre à une critique vigoureuse des idéologies : praxisme, technicisme, historicisme, fanatisme, etc., ces idoles d’un monde tombé dans l’irrationalisme de la raison sans vérité. Leur réfutation impitoyable et rigoureuse n’a rien perdu de son actualité. Elle constitue sans doute le seul remède aux maux présents — le repli, le mépris de la civilité, la haine de l’humain — qui privent la personne de la vérité sans laquelle elle ne saurait s’accomplir.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eLuigi Pareyson (1918-1991) s’est formé à l’université de Turin ; il y soutient, sous la direction d’Augusto Guzzo, une thèse intitulée « Karl Jaspers et la philosophie de l’existence » (publiée en 1940). Pendant ses années universitaires (et après avoir brièvement enseigné en lycée, dès l’âge de 17 ans…), il effectue souvent des voyages d’études en France et en Allemagne, où il a l’occasion de rencontrer Jacques Maritain, Karl Jaspers et Martin Heidegger. Activement engagé dans la Résistance au sein du Parti d’Action piémontais, il devient en 1951 professeur titulaire d’histoire de la philosophie à l’université de Pavie et, à partir de 1952, titulaire de la chaire d’esthétique à l’université de Turin, poste qu’il occupe jusqu’en 1964, date à laquelle il succède à Guzzo à la chaire de philosophie théorique. Il y enseignera jusqu’en 1988. De 1956 à 1984, il dirige la \u003c\/em\u003eRivista di estetica\u003cem\u003e, et fonde en 1985 l’\u003c\/em\u003eAnnuario filosofico\u003cem\u003e.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eAutour de Pareyson, ami, entre autres, de Norberto Bobbio, Augusto Del Noce, Xavier Tilliette et Alberto Caracciolo, se forme un groupe d’étudiants dont l’œuvre, à différents titres, lui devra beaucoup : citons notamment Umberto Eco, Gianni Vattimo, Sergio Givone, Ugo Perone et Claudio Ciancio.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eLa bibliographie de Pareyson est impressionnante (voir notamment Francesco Tomatis, \u003c\/em\u003ePareyson. Vita, filosofia, bibliografia\u003cem\u003e, Brescia, Morcelliana, 2003). L’édition française manquait jusqu’à ce jour d’un volume qui rendît justice à la part la plus essentielle de son apport.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eTraduit de l'italien par Jacques Vappereau. Préface d'Arnaud Clément.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Luigi Pareyson","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":56514730295641,"sku":"Pareyson","price":25.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Pareyson-Couv.jpg?v=1761846265"},{"product_id":"savonarole-mon-pere","title":"Savonarole, mon père","description":"\u003cp\u003eFrancesco est un jeune Florentin qui grandit entre l’éducation très pieuse de sa mère et les fréquentations beaucoup moins morales de la rue. Alors qu’il se prépare à devenir franciscain, une rencontre le marque au hasard d’un carrefour : celle de Savonarole. Francesco n’oubliera pas ce regard qui saisit la vérité aux entrailles. Il décide de devenir dominicain et entre au couvent San Marco dont Savonarole est le prieur ; se souvenant des leçons de grands maîtres florentins, il y développe ses dons artistiques d’enlumineur.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003ePlongés au cœur de ses apprentissages et de la vie foisonnante de Florence, nous le suivons ainsi aux côtés de Savonarole : dans sa diplomatie auprès du roi de France, dans son œuvre de purification morale de la ville, dans sa rivalité avec les Franciscains… Si Florence semble tout d’abord retrouver le chemin de l’Évangile, cette sorte de conversion civile ne sert pas les intérêts de tous, en particulier des marchands et des politiques. Peu à peu, le soutien populaire qui assurait l’autorité de Savonarole se retourne contre lui. Les manœuvres et les critiques s’accumulent ; sa marginalisation devient inexorable. De même que son ascension fut fulgurante et radicale, sa chute sera violente et brutale. Francesco soutient jusqu’au bout celui qui est son père spirituel : jusqu’à l’affrontement terrible à San Marco qui conduira Savonarole au bûcher.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eSavonarole, mon père\u003c\/em\u003e conjugue roman d’initiation et mémoires d’un Florentin de la fin du XV\u003csup\u003ee\u003c\/sup\u003e siècle : roman d’initiation d’un jeune homme qui se découvre un maître spirituel et fresque historique qui se déploie jusqu’à nous grâce au regard d’un être construit par son époque et participant douloureusement à ses contradictions. On y rencontre tous les enjeux politiques, intellectuels et artistiques de cette époque, où se croisent Botticelli, Michel-Ange, Vinci, Ficin, Machiavel…\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eLa présence sensible de mille détails de la vie florentine qui donne au lecteur, grâce au choix du point de vue de la narration, le sentiment d’y être plongé, le foisonnement et la diversité des personnages, la figure singulière et ambiguë de Savonarole, l’exactitude de la reconstitution historique, lui permettent d’être au cœur des luttes qui ont fait la grandeur paradoxale d’une ville sans égale ; et le portrait que l’auteur dresse des moments presque finaux de cette « renaissance florentine » se rehausse d’une attention à la fois profonde et discrète à leur dimension spirituelle, sur le fond d’une question fondamentale : le bien et la vertu peuvent-ils prendre forme politique ?\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eThierry Leroy est né en 1960. Il se convertit à l’âge de vingt ans. Il poursuit des études de droit (maîtrise de droit public en 1982), puis entre au séminaire des Carmes (1983-1989). Il obient sa maîtrise en théologie en 1989, et est ordonné prêtre la même année. Il exerce son ministère de prêtre et d’aumônier dans le diocèse de Meaux, où il est responsable de la formation des séminaristes depuis 2013.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eThierry Leroy a publié divers romans (dont un pour la jeunesse : \u003c\/em\u003eMyriam choisie entre toutes\u003cem\u003e, Paris, Bayard, 2000) : \u003c\/em\u003eLe Testament de saint Luc\u003cem\u003e, Paris, Albin Michel, 1996 ; \u003c\/em\u003eLe Baptiseur\u003cem\u003e, Paris, Albin Michel, 1998, ainsi qu’une trilogie contemporaine dont l’action se situe à Jérusalem, puis à Florence et à Alger : \u003c\/em\u003eElles, Jérusalem\u003cem\u003e, Nîmes Publibook, rééd. 2024 ; \u003c\/em\u003eRenaissances florentines\u003cem\u003e, Paris, Salvator, 2014 ; \u003c\/em\u003eNoces algériennes\u003cem\u003e, Paris, Salvator, 2018.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eEn couverture : \u003cem\u003eBûcher de Jérôme Savonarole\u003c\/em\u003e. Tableau conservé au musée de San Marco à Florence. École florentine, \u003cem\u003eca.\u003c\/em\u003e 1550-1599.\u003c\/p\u003e","brand":"Thierry Leroy","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":56538279379289,"sku":"Leroy","price":23.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Leroy-Couv.jpg?v=1762249448"},{"product_id":"voici-le-garde-voie","title":"Voici le garde-voie","description":"\u003cp\u003e\u003cem\u003eTexte de Maurice Chappaz et gravures de Gérard de Palézieux.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eCet ouvrage a été imprimé en Grandjean corps 20 sur les presses de l’Imprimerie nationale à Paris pour la typographie, Christian Jourdain étant directeur de l’Atelier du livre d’art et de l’estampe, et sur celles de l’atelier de Catherine McCready à La Sarraz pour les eaux-fortes, d’après une maquette de Christophe Carraud.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eIl a été tiré à 80 exemplaires sur vélin de Rives et chine appliqué, tous signés par l’auteur et par l’artiste, et répartis comme suit :\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e— 5 exemplaires accompagnés d’un dessin original, d’un manuscrit original et d’une suite des eaux-fortes, marqués de A à E \u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e— 20 exemplaires accompagnés d’une suite des eaux-fortes sur vélin de Rives, numérotés de I à XX ;\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e— 55 exemplaires numérotés de 1 à 45, puis de HC 1 à HC 10, ces dix derniers exemplaires étant réservés aux collaborateurs.\u003c\/p\u003e","brand":"Maurice Chappaz \/ Gérard de Palézieux","offers":[{"title":"Exemplaires avec suite (A-E)","offer_id":56805078597977,"sku":"Chappaz-Garde-Voie-TT","price":1500.0,"currency_code":"EUR","in_stock":false},{"title":"Exemplaires avec suite (I-XX)","offer_id":56805078630745,"sku":"Chappaz-Garde-Voie-T","price":950.0,"currency_code":"EUR","in_stock":false},{"title":"Exemplaires sans suite (1-45)","offer_id":56805078663513,"sku":"Chappaz-Garde-Voie","price":600.0,"currency_code":"EUR","in_stock":false}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0558\/3716\/3680\/files\/Garde-Voie.jpg?v=1765125756"}],"url":"https:\/\/www.editions-conference.fr\/collections\/choses-humaines.oembed?page=3","provider":"Éditions Conférence","version":"1.0","type":"link"}